Édito – La Littérature classique VS la littérature moderne
29 septembre 2016
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Bien que le monde du livre regorge de genres variés, les inconditionnels de la lecture s’obstinent à opposer deux types de littérature : la classique et la moderne. Notre édito du jour, tourne donc autour de cette question :

Doit-on vraiment opposer la littérature classique à la littérature moderne ?

  • > Faut-il faire des études littéraires pour apprécier des classiques de la littérature ?

Il est, selon nous, de plus en plus rare de trouver des jeunes qui lisent et surtout aiment lire. Certaines œuvres classiques sont difficilement accessibles en raison de leur longueur ou du niveau de langue employé.

Les œuvres classiques ne font donc pas partie des lectures qu’ils vont nécessairement privilégier. Des ouvrages plus modernes et plus en lien avec notre société actuelle vont leur être préféré.

En outre, la disparition progressive des « sections littéraires » dans les grandes librairies les incite à ignorer des grands noms de la littérature comme Proust ou encore Voltaire.

Enfin, le choix des œuvres littéraires proposées par le système scolaire n’est pas toujours le plus judicieux qui soit. En effet, découvrir la littérature classique avec Émile Zola ou Gustave Flaubert peut être, pour l’élève, une expérience aussi enrichissante que dévastatrice. La richesse du langage, la profondeur du propos ou encore les descriptions à outrance sont si éloignées du style dit « moderne » qu’elles risqueront de rebuter même les plus férus de lecture.

  • > Les littératures classiques et modernes doivent-elles vraiment s’opposer ?

Il s’agit pour nous d’un débat stérile. Comme dans l’art, la littérature connaît des phases de transition, d’évolution en raison notamment des changements politiques et sociaux qui surviennent au fil des ans et des siècles.

La richesse du langage employé dans une œuvre classique peut ennuyer certain comme elle peut en émerveiller d’autres.

Plusieurs lecteurs soutiennent aussi que la lecture moderne ne possède pas la beauté des œuvres d’autrefois. On lui reproche notamment une approche davantage commerciale que littéraire, en raison, des erreurs de langage, souvent nombreuses, contenues dans ses textes.

Selon nous, tout est affaire de goût. Malheureusement, de nos jours, rares sont les personnes qui parviennent à jongler entre ces « deux types » de littérature. Nul ouvrage n’est parfait et ce peu importe l’époque où il a été écrit. Aussi, n’hésitez pas à vous laisser tenter par la confrontation de ces deux univers ; chacun riche à leur manière.

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1 commentaire

  1. La distinction modernes/classiques. Elle
    ne se fait pas à ce niveau là ; elle remonte à la querelle des Anciens et je pense même qu’elle se pose à toute époque. Un ouvrage dit moderne n’est pas un ouvrage récent, bien au contraire. Un ouvrage moderne est un ouvrage qui rompt avec les codes de l’esthétique classique, peu importe la préciosité ou la rareté de son vocabulaire. Rimbaud est par exemple un moderne, même s’il est considéré comme un classique de la littérature française. Gide, qui écrit après Rimbaud et se veut moderne est en revanche très classique ! À la fois dans son style et dans sa vision de la littérature, qui demeure très élaborée malgré sa volonté de briser les codes.
    Voltaire est un classique, mais Diderot est moderne. Proust est classique, mais Virginia Woolf est moderne. Jonathan Littel est classique, mais Pierre Michon est moderne. Cette distinction et très difficile (le cas de Proust reste ouvert au débat), en tout cas, cela n’a rien à voir avec la pseudo modernité des livres comme ceux de Nothomb ou de Levy. J’exclus de mon propos tous les livres écrits à des fins commerciales qu’ils aient été publiés au XIXe siècle (et oubliés) ou qu’ils le soient aujourd’hui (et promis à un oubli certain).

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