Lectures de l’été 2017
24 août 2017
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Les vacances arrivent, enfin du temps pour lire ! Nous vous proposons chaque semaine une sélection d’ouvrages à glisser dans votre valise.

Semaine du 10 au 16 juillet

L’Archange contre Daech de Léo Karo (Policier / Suspense)

« Ce Mont-Saint-Michel, patrimoine mondial selon l’UNESCO, a également guidé les pas d’un autre homme, qui n’est ni un pèlerin ni un contemplatif, et dont les pensées sont pleines de haine. Omar Ramati est venu frapper la République française. Il veut venger sa famille morte par la faute de ‘‘ces chiens de Français », comme il se plaît désormais à le dire, depuis qu’il a rejoint l’État islamique. » Septembre. Une ombre plane sur la sérénité de l’îlot rocheux normand. En représailles aux récentes attaques occidentales contre l’organisation salafiste, Daech prépare une nouvelle attaque terroriste contre l’État français. La cible ? Le Mont-Saint-Michel. Le but ? La vengeance. L’auteur nous embarque dans un thriller glaçant, ancré dans l’actualité.

Monsieur Jules d’Olivier Jochem (Roman historique)

« Nous avions entendu dire que Monsieur Jules écrivait, qu’il avait publié des livres et qu’il était renommé pour cela. Mais cela restait un peu mystérieux pour nous : les marins-pêcheurs avaient rarement l’occasion d’avoir un livre entre les mains et certains d’entre eux ne savaient pas très bien lire. (…) Quant aux sujets de ses livres, il disait qu’il écrivait de belles histoires d’aventures imaginaires. Celle qu’il rédigeait actuellement m’intriguait, car elle semblait se passer en mer. En discutant un peu avec lui, il m’indiqua que cela concernait un engin pouvant aller sous l’eau. » Dans ce savoureux ouvrage, Olivier Jochem mêle réalité et fiction avec une grande dextérité. Il donne la parole à Alexandre Delong, un capitaine au long cours engagé par Jules Verne pour naviguer avec lui sur le Saint-Michel. Le marin-pêcheur fait l’étonnant récit de ses trois années passées en compagnie de l’écrivain en baie de Somme. L’attrait de celui-ci pour l’élément marin l’attire au port du Crotoy, où il loue une maison pour y travailler au calme. Cette belle amitié livre une facette méconnue du romancier d’aventures, en apprenti navigateur sympathique et passionné. Bien qu’en partie fictive, la tranche de vie ici contée apporte un éclairage nouveau sur la genèse de certaines des œuvres du génie littéraire, dont « Vingt mille lieues sous les mers ».
L’Écrivacadémie de Nigel Van Vooren (Policier / Suspense)
« Sous la houlette d’un animateur de télévision en perte de vitesse et de cinq célèbres maisons d’édition naquit l’idée d’une nouvelle téléréalité, se voulant nettement plus intellectuelle que celles qui envahissent actuellement notre paysage audiovisuel. Durant cinq semaines, cinq jeunes gens issus de la diversité sociale et culturelle française vont devoir écrire des livres. Cinq écrivains connus vont les aider. Les maisons d’édition fournissent plans, maquettes, documents pour les guider dans cette mission. Tout est disponible sur le site pour que les téléspectateurs puissent participer à l’émission. À chaque fin de semaine un vote collégial (téléspectateurs, écrivains, maisons d’édition) primera le meilleur apprenti écrivain. Le plus primé des cinq touchera un chèque de 10 000 € et obtiendra un contrat auprès d’une maison d’édition pour la rédaction de son premier livre. Cette bonne mécanique audiovisuelle paraît parfaite. Une suite d’événements va perturber une si belle téléréalité… » Une téléréalité digne d’intérêt ? Lorsque la mécanique s’enraye, l’émission passe vite du rêve au cauchemar : l’un des écrivains s’avère un ancien détective privé, l’un de ses jeunes collègues ne supporte pas son comportement odieux, quand le présentateur de l’émission, lui, entend bien faire déraper le show vers autre chose, tandis que l’un des candidats trouve bientôt la mort… À travers ce thriller acide et efficace, Nigel Van Vooren livre une satire réjouissante des médias, fustigeant par la même occasion l’éloge de la superficialité de l’ère moderne.

Semaine du 17 au 23 juillet

Petits essais dramatiques de Marie Martin (Théâtre)

« Dorine : Pour ma part, j’ai rencontré beaucoup d’hypocrites, dans tous les milieux de votre société… et surtout au pouvoir !… Ah, le cher Monsieur Tartuffe n’est pas resté sans postérité ! Eulalie : Et c’est précisément en cela que vous êtes inutiles ! Les auteurs comiques, je crois, avaient pour devise : “Réformer les mœurs par le rire.” Or, les défauts des hommes sont toujours les mêmes ; vous n’avez pas amélioré l’humanité ! Alors, à quoi servez-vous ? » D’une soirée entre bonnes à la dernière nuit d’une jeune aristocrate condamnée à la guillotine, en passant par la reconstitution du procès de Jésus, Marie Martin nous confie une succession de pièces aux thèmes variés, situées à des époques antiques, mythologiques ou actuelles. Elle les utilise à noble escient afin que chacun puisse y trouver son bonheur et découvrir les subtilités de l’art théâtral, mais aussi pour que le lecteur spectateur puisse, de lui-même, redorer le blason du théâtre.

Sept portes pour un tueur de Léo Carrier (Policier / Suspense)

« L’alcool et la prière n’ont été qu’un palliatif temporaire permettant à l’assassin que je suis de se replier sur lui-même afin de faire retraite. L’assassin, aujourd’hui, assume ses morts. Je renais de mes cendres. Je suis prêt à affronter mes fantômes, donc à retourner chez moi… Je ne tuerai plus… Parole d’ivrogne ! » Les assassins vieillissent mais la mafia ne meurt jamais. Alors que Frank Trojani s’est juré de mettre un terme à son passé de truand, une ultime demande l’oblige à sortir de sa retraite. Le tueur d’élite se trouve à nouveau au cœur d’intrigues criminelles. Cette fois, le bout du tunnel pourrait bien être sans issue puisque tout ce qui commence à Saint-Tropez finit à Saint-Tropez. Léo Carrier signe le dernier roman de sa trilogie, tout en suspens et en rebondissements.

Ce que Smithers écrivit de Jocelyne Levrier-Thomson (Roman de société)

« La côte normande et l’hiver. Mes amitiés. Les deux femmes. L’histoire de ce pays. Son passé. La Deuxième Guerre mondiale. Les années de Collaboration. Demander des explications à Marguerite. Il faudra bien qu’elle parle de son mari, de ses alliés, de ses idées, de sa démence. Je l’interrogerai. La lecture des cahiers de guerre appartenant à Georges Grégoire meuble ma solitude. Leur écriture très serrée n’apporte pas le moindre remède à ma grandissante obsession. Ils me hantent ces paragraphes personnels, copiés au cœur d’un emprisonnement. Ils sont ingénus, nus, arbitraires. Ils me dérangent. Ils ne viennent qu’empoisonner l’intimité établie entre Elle et Autre. » En 1987, le projet de Gordon Smithers, écrivain anglais né d’une mère chrétienne et d’un père juif, était de relater l’histoire d’Elle et d’Autre, compagnes ennemies, amoureuses d’un même homme. Vingt ans après, en 2007, il rencontre Marc Grégoire, le fils de Georges, qui l’amène à se retourner sur cette période passée et sur laquelle Gordon aurait préféré fermer les yeux. Jocelyne Levrier-Thomson nous entraîne dans le balancement régulier d’une narration entre deux espaces temporels, marquée par les doutes et les questionnements de l’après-guerre.

Semaine du 24 au 30 juillet : spécial Jeunesse

Radja, la panthère noire de Mamie Camille (Enfants)

Radja, une panthère noire, a une réputation de tueuse cruelle et méchante dans la savane. Pourtant, l’occasion va lui être donnée de s’occuper d’un bébé girafe comme une maman, alors qu’elle est un animal sauvage. Elle deviendra maman à son tour et entretiendra avec deux girafes une longue amitié, qui fera changer sa réputation. Les animaux de la savane ont appris ce dicton de Jean de la Fontaine qui dit : « Garde-toi, tant que tu vivras, de juger les gens sur la mine. »

La Tsarine grenouille de Svetlana Guyot (Contes et Légendes)

Les contes traditionnels sont vieux comme le monde. Plongez dans l’univers des contes russes et découvrez un étonnant folklore dans ce conte illustré par Nicolaï Ustinov, célèbre peintre russe. Illustrer les contes russes est d’une grande importance pour transmettre la poésie et le parfum de l’ancienne Russie… L’essentiel étant que l’artiste soit sensible à l’âme russe. Cette série réunit trois contes: « Les Cygnes blancs de la sorcière », « La Tsarine grenouille » et « Macha et l’ours ». D’après « Contes traditionnels russes », adaptation et traduction de Svetlana Guyot.

Martelin Tome 2, Partie 1 de Cyndie Baron (SF / Fantasy)

L’apprenti sorcier Luckiel est envoyé pour récupérer Orianna et le miroir de l’enchanteresse PhénomaCordis. Une traque s’amorce, une bataille se prépare, mais pour quels enjeux ? Après tout, dans cette partie d’échecs où plusieurs joueurs veulent participer et changer la donne à leur avantage, Orianna n’est au fond qu’un simple appât. Le roi noir est prêt à tout pour garder la reine blanche hors-jeu et qu’elle ne puisse protéger Martelin. Ce dernier ignore encore qu’il vaut plus qu’une tour, un cavalier ou un fou, qu’il est en fait le roi blanc en personne. Que s’il tombe, la partie est terminée. Il n’est guère étonnant que les forces se rassemblent et concoctent une stratégie avant le début officiel d’un combat. Du côté des blancs, on fait tout pour garder un coup d’avance et préparer Martelin à survivre aux futures manœuvres des noirs. Leurs adversaires tentent déjà de manipuler leurs pions pour conduire leurs proies dans leurs pièges, afin de les mettre en échec. Cependant, Luckiel hésite dans un rôle qui ne lui a jamais convenu et réfléchit sérieusement de quel côté, entre l’ombre et la lumière, il souhaite évoluer. Pour le plus grand plaisir des lecteurs du premier tome, l’auteure poursuit le cycle consacré à Martelin, un jeune humain adopté par des elfes promis à accomplir de grandes choses. À la fois récit initiatique et roman d’aventures, ce second tome accompagne l’intrépide protagoniste sur le chemin de son émancipation. Après avoir quitté sa famille pour suivre l’enseignement de son nouveau maître, ce prince des forêts doit affronter bien des épreuves avant de réaliser sa destinée : mettre à terre un tyran qui conquiert et étouffe année après année ce monde, à la manière d’un cancer. Donnant vie à un univers magique peuplé de monstres, de nains, de fées et de dragons, l’auteur, fidèle au genre du roman fantasy, imagine une épopée épique pleine de retournements et de péripéties.

Semaine du 31 juillet au 6 août

« ARTHUR. Le monde pourrait-il changer avant la nuit? Les orgueilleux deviendront-ils sages à la si soudaine douceur du soir? Et celui que l’on nomme partout l’usurpateur mériterait-il d’un coup son royaume? Les grands barons de Bretagne ont sans doute trempé leurs armes dans l’hydromel. BAN. Ils verront sûrement l’envahisseur ravager leurs terres et détruire leurs forteresses. Tous les barons félons pleureront leurs enfants massacrés dans les bras de leurs mères. BOHORT. Même le coeur le plus dur ne saura résister à une telle barbarie. ARTHUR. Ce sont eux qui vous envoient ? BAN. Non. Claudas de la Terre Déserte vient de rendre hommage à l’empereur de Rome. Tous deux ont fait alliance pour envahir la douce terre du Roi Léodagan. BOHORT. Nos armées sont trop faibles devant les Saxons. Il nous faut l’Épée de Puissance sur ton coeur. »

Le roi Arthur doute. Est-il bien l’élu qui saura sauver cette Bretagne déchirée et assiégée? Camelot, Avalon, Merlin, Excalibur… Ces figures incontournables du folklore celtique se sont nourries de l’imaginaire de nombreux auteurs au fil des siècles et continuent à faire rêver des générations entières. En s’inspirant de Geoffroy de Monmouth, Chrétien de Troyes ou encore Robert de Boron, cette nouvelle mise en scène donne vie à un univers sombre et ensorcelant, nous invitant à découvrir ou redécouvrir des personnages de légende, une romance inoubliable et la mythique quête du Graal: un monde à part dans lequel Jean-Philippe Bêche nous replonge avec délice.

  • Tout cela de Marie-Claire Mir (Autobiographie)

« C’est un silence qui désespère la parole. Ou bien son silence est une sorte de machine de guerre, ou bien sa langue n’a pas de mots pour me parler, à moi. Peut-être s’agit-il d’un amour qui ne sait pas se dire. Peut-être s’agit-il simplement d’une sorte de paresse de son âme à dire l’indicible. » Affronter le silence des siens, refuser de fuir et de ne pas comprendre. Remuer le passé et lui faire face, à défaut de pouvoir interroger ceux qui en détiennent les clés. Essayer coûte que coûte de lever le voile, ne serait-ce que par bribes, pour donner un sens à Tout cela. En quête de réponses, l’auteur progresse dans la construction d’une vérité plausible en s’appuyant sur des recherches, mais aussi en formulant des hypothèses qui l’amènent aux confins de la fiction, avec les risques que cela comporte. C’est un véritable travail d’écriture, un récit qui marquera le lecteur par sa pudeur et sa sincérité désarmante.

L’Arimidex et les autres « inhibiteurs de l’aromatase » sont des médicaments prescrits après cancer du sein, aux femmes ménopausées. Ils diminuent légèrement le risque de récidive, sans améliorer la survie globale. Ils sont responsables d’effets indésirables, importants, largement sous-estimés. Si ce livre est un témoignage, il va bien au-delà et explique comment les laboratoires pharmaceutiques, les instances sanitaires et les médecins continuent à cacher ces effets, alors qu’ils étaient attendus, parce que le mode d’action des médicaments les laissait prévoir.

Médecin gynécologue, l’auteur est aujourd’hui encore victime d’effets indésirables très importants de l’Arimidex, prescrit en traitement adjuvant du cancer du sein. Ce livre s’adresse aussi bien aux patientes – afin qu’elles sachent que les effets dont elles se plaignent sont bien liés au médicament, que l’information est une obligation légale, qu’elles peuvent, si elles le souhaitent, demander à participer au choix de leur traitement en collaboration avec les médecins – qu’aux médecins qui sont amenés à rencontrer des patientes sous inhibiteurs de l’aromatase, pour qu’ils prennent conscience de leurs effets indésirables graves, pour qu’ils informent leurs patientes du bénéfice réel, et pour qu’ils les aident à participer au choix de leur traitement. Indispensable enfin à qui souhaite comprendre comment fonctionnent nos instances sanitaires.

Semaine du 7 au 13 août 

« Pour un espoir… d’amour… » est un recueil de poésie prenant… Albert Tong décrit ses grandes sensibilités, ses écorchures, ses coups de gueule aussi. Quand il aime, il aime très fort et une grande partie de cet ouvrage relate toute la force de ses sentiments dans sa relation d’amour. Il y décrit tous ses moments forts, et y décrit de manière forte les sentiments qu’il a à l’intérieur de lui. Par ailleurs, ce qu’il ressent de la société d’aujourd’hui lui fait mal, très mal, il ne peut s’empêcher de nous donner ses visions de cette société qui passe son temps à compliquer les choses, alors qu’il suffi t, très souvent, d’être et d’agir en humain aimant d’autres humains, la nature et toutes ses merveilles. Les textes sont prenants, et à leur lecture, on se laisse prendre au corps, tant les sentiments dégagés par Pour un espoir… d’amour… vous interpellent directement !

  • Saleya d’Anne Anderssen (Roman sentimental)

Une petite ville du sud, sur le littoral. Le ciel est d’un bleu immuable mais « la mer noire sous la nuit, son odeur pénétrante, et le mystère déjà s’inscrit à l’horizon »… Lorsque Marie rencontre Pierre-Jean, le beau motard à catogan, au regard vert, elle tombe foudroyée sous le charme… Et Marie invente l’Amour… Sans fin ils se croisent, se cherchent, s’égarent, se retrouvent. « Comment ça se décline le déclin ? » s’inquiète Marie. (Richard Cannavo, Journaliste) Pierre-Jean. Chevauchant sa moto, l’homme au catogan reste d’un mystère insondable. Son cœur est recouvert d’une carapace de cuir que Marie et ses doux poèmes ne demandent qu’à traverser. Il y a bien un homme, derrière l’animal. L’amour peut-il survivre sur cette route accidentée ? Entre poésies et perdition, Anne Anderssen nous conte le romantisme cruel de deux âmes dissemblables dans une histoire plus intellectuelle que charnelle.

« Pourquoi prendre le temps de passer d’une écriture machinale, à décrire avec « ma » dynamique le livre de « ma » vie, à la surprise de découvrir l’intérêt d’être gagné par une envie d’accomplissement, en tant que femme ou homme, dans la vie ou dans son métier?Pour vous permettre d’évaluer la capacité que tout individu possède en lui de s’épanouir, d’aller au bout de ses désirs, en utilisant son potentiel, et ainsi de consentir à progresser dans l’existence.Vous en avez l’aptitude, comme chacun. Voici la transmission de mes acquis. À vous d’en faire bon usage. Ce livre est écrit avec toute la fierté d’un homme de ferveur, animé d’une volonté inébranlable et d’une force insoupçonnée en lui-même. »

Autodidacte, Gilles Pantaleo partage dans ce premier volet son chemin de vie: une expérience nourrie de passion et de volonté. Parti de rien, il se consacrera corps et âme à la vente et mènera avec réussite une carrière commerciale. Conjuguant témoignage et développement personnel, cet ouvrage résolument optimiste et volontariste dépasse de loin la singularité de l’auteur et invite chacun à exploiter son potentiel pour enfin dévorer la vie avec passion.

Semaine du 14 au 20 août

« Où es-tu ? – Je ne sais pas, toujours à Jérusalem, dans un immeuble récent… Ils me tiennent en otage et ont volé les offrandes pour les mariés. Sachant qui tu es, ils vont certainement exiger une rançon. Pardonne-moi, papa… dit-elle en chuchotant. »

Le père d’Elisabeth, un riche industriel, était loin d’imaginer un événement pareil. Le mariage de Lola avait illuminé ce séjour en Israël, déjà enrichi par la découverte de la vieille ville et des lieux saints… Il craint désormais le pire pour sa fille, âgée de seize ans, à peine ! Ses parents et ses amis, Marie, Kenta, Luc et Michel retrouveront-ils saine et sauve la fougueuse et intrépide jeune fille ? Avec ce nouveau volet, mariage détonnant de décontraction et de suspense, l’auteur prend un malin plaisir à saboter une nouvelle fois les vacances de ses héros, confrontés cette fois à l’impensable…

« Elles se regardèrent longuement, chacune sut lire dans les yeux de l’autre. Elles s’embrassèrent tendrement. Elles savaient toutes les deux qu’elles n’avaient pas prévu de s’aimer, mais elles savaient aussi que le chemin serait difficile. » Claire Vaugier et Kate Cooper se rencontrent dans des circonstances délicates. Elles se lient d’amitié jusqu’au jour où tout bascule. Tourmentées, Claire et Kate s’interrogent, doutent, appréhendent. C’est décidé. Les deux femmes surmonteront ensemble les aléas de la vie. Mais l’amour est-il plus fort que tout ? Mireille Dalissier s’applique à transmettre un message de tolérance, d’espoir, et mêle avec talent les émotions et les rebondissements romanesques.

« Tout près de moi, un goéland perché sur un piton rocheux m’observait. Il inclina la tête, m’épiant curieusement. J’étais prête à sauter, mon sac à main en bandoulière. L’oiseau continua de m’observer et ne me quittait plus des yeux, inclinant la tête à droite et à gauche. Il semblait triste et comprendre mon geste fatal. Puis il s’avança vers moi en boitillant et lâcha un cri si bizarre que je retins mon geste. Une lueur me traversa l’esprit. Ce goéland triste était peut-être un signe du destin. En une fraction de seconde, ma décision fut prise: je n’allais pas sauter, je n’allais pas en finir avec cette vie. C’était décidé, j’allais disparaître, oui disparaître, ne plus donner signe de vie en laissant croire que je m’étais suicidée. »

Plutôt que de se précipiter dans les flots, Valérie choisit donc de renaître… et pour cela rompt les ponts avec une vie d’épouse et de mère marquée par l’insatisfaction et la violence. Direction donc le sud, via la descente de la côte atlantique, pour celle qui deviendra Nathalie… puis Boris… passant de bras en bras, allant de rencontres licencieuses en amitiés salvatrices.Road trip féminin où Valérie est une Thelma sans Louise, « Le Goéland triste » met ainsi en scène la trajectoire d’une héroïne qui s’abandonne à elle-même et à ses envies, et affronte seule les vicissitudes du sort. Fort et sulfureux, troublant et nerveux, un roman qui nous entraîne dans une fuite en avant enivrante et ô combien transgressive.

Semaine du 21 au 27 juillet

La vie de Bernard ne tient plus qu’à un fil, son existence a perdu toute saveur. Son travail, son fils et ses amis : c’est tout ce qui lui reste. L’un de ses camarades de désespoir, Antoine, est traumatisé par la disparition précoce de sa sœur, dont il se sent responsable. Torturé et avide de vengeance, devenu capitaine de police, il enquête sur une série de crimes horribles et l’enlèvement d’une jeune fille, tandis que Bernard, lui, voit son quotidien monotone bouleversé par sa rencontre avec Dora, employée dans un château qui abrite un terrible secret… Pulsions, folie, vies antérieures… Comment faire face à l’énigme de la conscience humaine ? Avec ce récit à trois voix, Arthur Werka livre un roman noir et troublant qui nous entraîne dans les méandres de la psyché criminelle, sur la piste de destins brisés par la violence.

« J’y ai cru, mon bel amour, j’y ai cru ! J’avais accepté. J’ai baissé ma garde. Je t’ai laissé teinter à petites doses chaque atome de mon être. Je me suis enivrée de chaque goutte de cet élixir parfumé des douceurs de ta journée. J’ai harmonisé mon pouls aux impulsions métronomiques de ton souffle. J’ai franchi des nues éthérées au moindre effleurement. Est-ce que j’ai rêvé ? Tout inventé ? Un rêve éveillé, jusqu’à ce que mes yeux perdent leur fixité. Chute des œillères, éclipse des œillades. J’ai croisé mon reflet entaché de chiffres postillonnés qui rainuraient la surface polie. L’éclat diamanté des entrelacs givrés a cédé la place aux morsures d’une nuit sans lune, à une froidure atone. » Tombée enceinte à quarante-cinq ans d’un homme plus jeune, elle a cédé à la panique et a pris la fuite. S’adressant à son amour, elle livre ses doutes et ses angoisses lors d’une bouleversante confession introspective… La grossesse et le questionnement de l’héroïne font alors miroir au processus de création lui-même. Mêlant le plaisir évident d’une plume maîtrisée à une émotion de chaque instant, Marlène Mathalie signe ainsi un récit intimiste torturé doublé d’une réflexion sur l’identité, les conséquences des choix, les structures d’une société en constante mouvance.

« Face à l’amalgame de la vie, de l’amour et de la nature. Ces expressions poétiques éveillent l’espérance et une conscience de la vision de ce bas monde, transcrit sous des métaphores spirituelles, entre le jour et la nuit, le réel à l’irréel. S’exposant à la traversée du miroir, relevant de notre souveraineté providentielle un sens illustrant nos œuvres lyriques remises en ouvrage sur une mystérieuse idée de la vie. » Les citations et les expressions lyriques en prose rassemblées dans le recueil de Farid Gherbi montrent une grande maîtrise de la langue et une sensibilité extrême. Grâce au processus d’écriture, le poète parvient à saisir la fugacité de l’instant et à combler le vide laissé par la disparition de l’être aimé. Il puise la source de son inspiration dans les aléas du sentiment amoureux et la beauté éphémère du monde. Avec effusion, l’homme esseulé chante les louanges de celle qu’il considère comme son âme sœur et sa muse. Il compose également une ode vibrante à la nature qui apaise sa peine en lui permettant de se ressourcer au rythme des quatre saisons.

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