Notre avis : Kiko, une gueule tout feu, toute femme aussi, qui ramène avec lui les flammes de l’enfer, celles qui l’ont un jour dévoré et que l’on voit toujours imprimées, tatouées sur son cou.
Kiko, le peintre poète aux mots déchirés nous revient d’"une marche vers l’enfer", le titre de son dernier ouvrage. On devine le pire, "et moi la nuit je transpire mes folies"; on devine le lieu, "répétitions variées de cures insensées"; on devine le reste, "peu importent les blouses, il y a les cœurs".
"Le gentil petit poète petit guignol et un méchant soi même" nous emmène dans un mind movie, et au bout d’une route 66 au nom des chiffres de l’enfer, le trop plein d’amour de Kiko dans ce corps d’homme redessiné.
Le voyage prend fin au détour de ces couloirs aux portes vérouillées, libéré peut-être par la seule déraison autorisée, celle de l’amour. Cours, cours Kiko...