Astuce : Comment éviter certains procédés narratifs ?
17 janvier 2019
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Si certains procédés narratifs permettent d’enrichir votre histoire, il en est qui peuvent la rendre bancale, ou vous font prendre des risques. Nous conseil du jour est donc…

« Découvrez trois procédés narratifs qui comportent des risques. »

> Le Cliffhanger

– Qu’est-ce que c’est ?

Le cliffhanger est une technique narrative visant à créer une forte attente à la fin d’une histoire, d’un chapitre, afin que le lecteur ait envie ou besoin de lire la suite. Il s’agit d’un procédé narratif très utilisé dans les séries. Mais aujourd’hui, beaucoup de romans se constituent en trilogie ou tétralogie, et l’on pourrait être tenté de finir un volume avec un fort cliffhanger pour s’assurer que les lecteurs suivent le prochain volume.

– Pourquoi être prudent avec ?

Un cliffhanger bien mené et bien dosé peut être intéressant, cependant l’employer est avant tout un vrai risque. En effet, il donne souvent un côté caricatural aux rebondissements, et donc fait sortir le lecteur de l’histoire. Il est d’autant plus risqué de l’utiliser lorsque la suite n’est pas encore publiée, ou le sera dans longtemps, car la frustration que ressentira le lecteur lors du cliffhanger pourrait être oubliée. Cette frustration, sur laquelle le cliffhanger repose, peut également agacer le lecteur, qui comprend bien le but d’une telle manœuvre. Il s’agit d’un procédé narratif à manier avec prudence.

 > MacGuffin

– Qu’est-ce que c’est ?

« Qu’est-ce qu’un MacGuffin ? » pourrait être une question au baccalauréat de philosophie : il est par définition imprécis. Un MacGuffin est un prétexte au développement du scénario : un objet, parfois immatériel, par exemple un secret. Son apparence, son contenu n’ont pas besoin d’être précis, ce qui compte c’est sa fonction, ce qu’il déclenche.

– Pourquoi l’éviter ?

Un MacGuffin est délicat à manier, car s’il est trop appuyé, le lecteur risque de se poser des questions sur son apparence, son utilité, son fonctionnement. Or, dès l’instant où l’on se pose ces questions, on risque de sortir de la diégèse et du livre.

> Deus Ex Machina

– Qu’est-ce que c’est ?

Littéralement, un Deus Ex Machina signifie un « Dieu qui sort de la machine ». Il s’agit d’un procédé narratif consistant à faire intervenir un élément salvateur dans une situation désespérée. Cet élément salvateur peut être un événement ou une personne, est inattendu, improbable, et règle tous les problèmes du protagoniste. Il intervient généralement à la dernière minute.

– Pourquoi l’éviter ?

Le problème du Deus Ex Machina est qu’il risque de casser la diégèse et la cohérence de votre histoire, en faisant intervenir quelque chose d’improbable. Le lecteur risque d’y voir une solution facile pour régler un conflit, plutôt qu’un rebondissement surprenant. Il vaut mieux préférer à un Deus Ex Machina un fusil de Tchekhov savamment intégré à l’histoire, de manière subtile mais néanmoins remarquable.

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1 commentaire

  1. Et trés naturellement, pour faire suite au Cliffhanger, qu’est-ce qu’un fusil de Tchekhof ? (la suite au prochain épisode ?)

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